Dans chacun de ces contextes, le même objet attire le regard depuis la hauteur, vertical, lumineux, impossible à ignorer. Ce support, c’est le kakémono.
Qu’est-ce qu’un kakémono au juste ?
Origine et définition
Le terme vient du japonais et désigne littéralement un « objet suspendu ». Dans la culture japonaise traditionnelle, il s’agissait d’un rouleau de papier ou de tissu portant une calligraphie ou une peinture, accroché dans une alcôve. La signalétique publicitaire moderne a repris ce principe, en l’adaptant à la communication visuelle d’entreprise.
Aujourd’hui, un kakémono publicitaire est un support d’affichage vertical, composé d’un visuel imprimé tendu entre deux barres rigides, généralement en aluminium. Il se présente soit suspendu au plafond ou fixé au mur, soit monté sur un système enrouleur avec pied — ce qu’on appelle communément un roll-up.
La différence avec un roll-up
La confusion entre ces deux formats est fréquente. Un roll-up publicitaire intègre un mécanisme d’enroulement dans une cassette placée en bas du support : le visuel se déroule vers le haut et se maintient grâce à une tige télescopique. Le kakémono suspendu, lui, n’a pas d’enrouleur. Il se compose simplement de deux barres entre lesquelles le visuel est inséré, puis accroché.
Cette distinction a des conséquences pratiques. Le roll-up s’installe et se range en quelques secondes, sans outillage. Le kakémono suspendu demande un point de fixation au plafond ou au mur, mais offre en contrepartie une présentation plus épurée, sans pied visible, et un impact visuel souvent plus fort en intérieur.
Quels formats sont disponibles
Les dimensions standard
Les formats les plus courants tournent autour de 60 × 160 cm et 80 × 200 cm pour un usage intérieur classique. Ces proportions verticales maximisent la visibilité en hauteur, notamment dans des espaces où la largeur au sol est limitée.
Certains fabricants proposent des formats sur mesure, particulièrement utiles pour habiller des vitrines aux dimensions atypiques ou pour créer un dispositif multi-panneaux sur un mur entier. La contrainte principale reste le poids du visuel imprimé, qui doit rester gérable pour la fixation.
Recto simple ou recto-verso
Un kakémono suspendu peut être imprimé recto uniquement ou en recto-verso. Le format recto-verso est pertinent dans les espaces de circulation, où les visiteurs passent des deux côtés du support, comme un couloir central ou un hall d’accueil. Il double la surface publicitaire sans doubler l’encombrement.
Le recto simple suffit pour une fixation murale ou pour un positionnement en fond de stand, là où le public ne voit qu’une seule face.
Sur quels matériaux est imprimé un kakémono
Le tissu, matériau dominant
L’impression sur tissu polyester s’est imposée comme standard pour les kakémonos modernes. Ce matériau résiste bien aux manipulations répétées, ne jaunît pas rapidement et offre un rendu visuel qualitatif, avec des couleurs saturées et une bonne tenue des noirs. Il est également plus léger que la bâche PVC, ce qui facilite la suspension.
Le tissu présente un autre avantage : il peut être lavé et réutilisé avec un nouveau visuel, ce qui réduit le coût à long terme pour les entreprises qui renouvellent régulièrement leur signalétique.
Les alternatives pour l’extérieur
Pour un usage extérieur, le tissu seul ne suffit pas. Les conditions climatiques exigent des matériaux traités contre l’humidité et le vent. Certains kakémonos extérieurs utilisent une bâche perforée ou un tissu enduit, qui laisse passer l’air et réduit la prise au vent.
La durabilité d’un kakémono extérieur est estimée entre 6 et 18 mois selon l’exposition aux UV et aux intempéries. Un kakémono intérieur, dans de bonnes conditions de stockage, peut dépasser 3 à 5 ans d’utilisation.
Quel est le prix d’un kakémono ?
Les fourchettes constatées sur le marché
Le prix d’un kakémono suspendu varie selon le format, le matériau et la quantité commandée. Pour un format standard en tissu polyester, les tarifs se situent généralement entre 15 et 60 euros l’unité pour des commandes unitaires. Les commandes en volume (à partir de 5 à 10 unités) permettent de descendre significativement en dessous de ces seuils.
L’impression numérique grand format, qui représente la majeure partie du coût, a vu ses prix baisser d’environ 40 % en dix ans avec la généralisation des machines à jet d’encre haute cadence. Un kakémono personnalisé n’est donc plus réservé aux grandes structures.
Ce qui fait varier le tarif
Le format joue directement sur le coût d’impression, mais aussi sur le prix des barres de suspension. Un kakémono 80 × 200 cm coûte mécaniquement plus cher qu’un 60 × 160 cm. Le recto-verso ajoute également une surcharge, variable selon les prestataires.
Les délais de production influencent aussi le prix. Une commande express en 24 à 48 heures peut représenter un surcoût de 20 à 50 % par rapport à un délai standard de 5 à 7 jours ouvrés.
Comment installer un kakémono suspendu ?
Les systèmes de fixation courants
La fixation murale utilise le plus souvent des œillets métalliques positionnés aux extrémités de la barre supérieure, combinés à des chevilles et crochets adaptés au type de mur. Sur une cloison placo, il faut prévoir des chevilles à expansion ou des fixations sur montant.
Pour une suspension au plafond, des câbles inox avec tendeurs permettent de régler la hauteur avec précision. Ce système est fréquemment utilisé en vitrine ou en zone de caisse, là où la lisibilité depuis l’entrée du magasin est prioritaire.
Les erreurs à éviter lors de la pose
La tension du visuel doit être uniforme entre les deux barres. Une barre inférieure trop légère laisse le visuel onduler, ce qui nuit à la lisibilité et à l’aspect général. Certains fabricants proposent des barres lestées pour corriger ce problème.
L’autre point d’attention concerne la hauteur de pose. Un kakémono suspendu trop haut perd en impact visuel ; trop bas, il gêne la circulation. La hauteur des yeux d’un visiteur adulte se situe entre 155 et 175 cm : le centre du visuel devrait idéalement se positionner dans cette plage.
Dans quels contextes le kakémono est le plus utilisé
Les usages en intérieur
La signalétique intérieure représente le terrain d’usage privilégié du kakémono. Salons professionnels, foires, points de vente, halls d’accueil, restaurants, pharmacies : partout où une enseigne veut orienter, informer ou promouvoir sans mobiliser de surface au sol.
Son format vertical s’adapte aussi bien aux espaces étroits qu’aux grandes surfaces. Un kakémono accroche le regard différemment d’une affiche plane : la hauteur et le léger mouvement du tissu créent une présence visuelle que le panneau rigide ne reproduit pas.
Les usages en extérieur et en exposition
En extérieur, le kakémono suspendu est également utilisé pour signaler une entrée, baliser un événement ou habiller une façade. Les formats grand public pour l’extérieur dépassent souvent 100 × 200 cm, avec des systèmes de fixation renforcés.
Dans les espaces d’exposition temporaire, le kakémono présente un avantage logistique réel : il se roule, se transporte dans un tube et se remonte sans outillage spécifique. Pour une entreprise qui participe à plusieurs événements par an, ce critère pèse autant que le prix unitaire.